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Rendeau

Qui écrit, qui calcule, qui répond

Jimenez Julien, auteur de Rendeau

J’ai construit Rendeau pour une raison simple : dans un service d’eau exploité en régie, la donnée qui permettrait de voir une fuite existe déjà, et elle dort onze mois dans un classeur avant d’être utilisée une seule fois, pour remplir un rapport.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Rendeau
Jimenez Julien, fondateur de MLJ et auteur de Rendeau.

Ce que j’ai vu sur une table de salle de conseil

La première fois que j’ai ouvert un rapport sur le prix et la qualité du service, ce n’était pas pour l’écrire, c’était pour comprendre pourquoi il arrivait en retard. Une secrétaire générale de mairie d’un village de six cents abonnés m’avait demandé de l’aide sur son classeur de suivi. Il tenait dans un seul fichier, six onglets, des formules recopiées d’une année sur l’autre, et une cellule qui affichait un rendement en pourcentage sans que personne ne sache plus exactement quels volumes entraient dedans.

Ce n’était pas un problème de compétence. Cette personne connaissait son service mieux que quiconque, savait quel hameau consommait quoi et à quelle date on avait changé la conduite de la rue de l’Église. Le problème était que sa chaîne de calcul n’existait nulle part ailleurs que dans sa tête et dans un fichier qu’elle avait hérité de sa prédécesseure. Le jour où elle partirait à la retraite, le service perdrait à la fois la mémoire et la méthode.

J’ai passé les mois suivants à demander la même chose à d’autres services : montrez moi comment vous calculez votre rendement. Presque personne ne calculait le même volume de la même façon. Certains oubliaient les exportations en gros, d’autres comptaient les purges dans les pertes, d’autres encore n’avaient aucune idée de leur linéaire hors branchements et reprenaient un chiffre écrit dans un rapport de 2009. Tous avaient raison de faire au mieux avec ce dont ils disposaient, et tous produisaient un indicateur invérifiable.

Pourquoi le rapport annuel était le bon point d’entrée

Le rapport sur le prix et la qualité du service est la seule obligation qui contraigne un petit service à mettre ses volumes en ordre une fois par an. C’est une corvée pour celui qui la subit, mais c’est aussi le seul moment où la totalité des données du service se retrouve rassemblée au même endroit. J’ai choisi d’en faire le point d’entrée du logiciel plutôt qu’un module secondaire.

L’idée de départ tient en une inversion. Au lieu de reconstituer les volumes en fin d’exercice pour produire un document, on saisit les volumes au fil de l’eau et le document se construit tout seul. La conséquence est bien plus intéressante que le gain de temps : dès qu’on boucle le bilan des volumes tous les mois, on obtient un détecteur de fuite gratuit. Le même calcul qui sert au rendement annuel, appliqué douze fois, devient une surveillance.

C’est cette bascule que Rendeau met en oeuvre. Le moteur ne fait pas deux choses différentes, il fait la même chose à deux échelles de temps. La formule de l’arrêté du 2 mai 2007 tourne sur douze mois pour l’indicateur réglementaire, et sur un mois pour l’alerte. La note de calcul est identique dans les deux cas, ce qui permet à un technicien de contester une alerte en remontant à l’index qui l’a déclenchée.

Le refus de la vulgarisation

J’ai vu passer beaucoup d’outils vendus aux collectivités qui expliquent à un technicien de réseau ce qu’est une fuite. Un président de syndicat qui gère cent vingt kilomètres de canalisations depuis quinze ans n’a pas besoin qu’on lui explique la différence entre volume produit et volume comptabilisé. Il a besoin qu’on lui donne le résultat, la formule qui l’a produit et la source de chaque valeur, dans cet ordre.

Rendeau est donc écrit comme un document technique, pas comme une brochure. Les écrans nomment les indicateurs par leur code, affichent les formules à côté des résultats, et ne masquent jamais une valeur estimée derrière un chiffre net. Quand un volume de service est estimé faute de comptage, l’écran le dit et l’écrit dans le rapport, parce que c’est ce qu’un contrôle de l’agence de l’eau demandera.

Ma méthode de travail

Je développe seul et je réponds seul aux demandes d’assistance. C’est un choix, pas une contrainte de démarrage. La personne qui reçoit votre question sur l’indice linéaire de consommation est celle qui a écrit la fonction qui le calcule, et c’est la garantie la plus simple qu’une réponse approximative ne vous soit jamais donnée.

Chaque évolution du moteur part d’un cas réel apporté par un service abonné. La grille de l’indice de connaissance et de gestion patrimoniale a été construite avec un technicien qui voulait savoir quels points il pouvait gagner avant la fin de l’exercice sans lancer de marché. Le bilan par secteur est né d’un syndicat qui avait posé quatre compteurs de sectorisation et n’avait aucun moyen de les exploiter autrement qu’à la main.

Je m’interdis trois choses. Ne jamais afficher un indicateur sans sa formule et ses sources. Ne jamais retenir des données en otage : l’export complet est disponible à tout moment et gratuitement. Ne jamais prétendre remplacer l’expertise d’un exploitant, d’un bureau d’études ou d’un service d’assistance technique départementale, dont le rôle est différent du mien.

Ce que je regarde pour savoir si l’outil sert

Une seule mesure m’intéresse vraiment : la date à laquelle le rapport est présenté à l’assemblée délibérante. Si elle recule vers juin ou juillet au lieu de septembre, la chaîne de calcul fonctionne. La seconde mesure est le nombre d’alertes mensuelles qui débouchent sur une intervention réelle, parce qu’une alerte qui ne sert à rien est une nuisance, et qu’un service qui reçoit trop de faux signaux finit par ne plus les lire.

Le reste, taux d’ouverture, nombre de connexions, temps passé dans l’application, ne me dit rien d’utile sur un service qui saisit ses volumes en quatre minutes par mois. Le bon usage de Rendeau est un usage court et régulier, pas un usage long.

MLJ, l’éditeur

Rendeau est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris le 30 octobre 2024 sous le numéro 934 769 837. Je suis le dirigeant et le directeur de la publication de ce site.

MLJ édite des logiciels métier destinés à des structures françaises soumises à des obligations de production documentaire régulières. Le choix de facturer sur mandat administratif, avec dépôt de la facture sur Chorus Pro et échéance annuelle calée sur le vote du budget annexe, vient directement de cette spécialisation : un abonnement mensuel prélevé par carte n’a aucun sens pour un syndicat intercommunal.

Les informations légales complètes figurent dans les mentions légales, et le traitement des données du formulaire de contact est décrit dans la politique de confidentialité.

Ce que j’écris dans Le Bilan des Volumes

Le magazine du site rassemble neuf articles mis en ligne le 3 septembre 2026, de la reconstitution du bilan des volumes au calendrier complet de l’exercice. Ils sont écrits pour des services de cinq cents à dix mille abonnés et suivent l’ordre éditorial du sommaire du magazine Le Bilan des Volumes, du plus structurant au plus prospectif.

Me suivre et me joindre

Si vous préférez écrire directement plutôt que remplir un formulaire, l’adresse jimenezjulien42@gmail.com arrive dans ma boîte, sans filtre ni service intermédiaire. Une question technique sur un calcul reçoit une réponse argumentée, même si elle ne débouche sur aucun abonnement.

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