Comparatif
Rendeau ou un appui extérieur pour le rapport annuel
Beaucoup de services confient la production de leur rapport annuel à un appui extérieur : un bureau d’études, un cabinet spécialisé, parfois l’assistance technique du département. La mission est cadrée, le document sort, la séance se tient. La question n’est donc pas la qualité du livrable, elle est ailleurs : à qui appartient le calcul, à quel moment de l’exercice l’anomalie devient visible, et que reste t il au service l’année suivante.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Rendeau | l’appui extérieur qui rédige le rapport annuel à votre place |
|---|---|---|
| Qui détient le calcul | Le service, dans son propre compte, avec la formule affichée | Le prestataire, dans ses propres outils et selon sa méthode |
| Moment où l’anomalie est vue | Au bilan du mois qui suit son apparition | À la mission annuelle, une fois les douze mois écoulés |
| Délai d’obtention d’une valeur | Immédiat, la valeur est à l’écran avec sa note de calcul | Le temps d’une demande, d’une réponse et parfois d’une relance |
| Réponse à une question en séance | La formule, les valeurs sources et le relevé d’origine en deux clics | À rechercher auprès du prestataire après la séance |
| Coût | 49 à 199 € HT par mois selon la taille du service, mandat administratif annuel | Facturé à la mission, renégocié à chaque marché ou renouvellement |
| Suivi mensuel des volumes | Inclus, avec alerte sur écart anormal par courriel | Hors mission dans la plupart des cas, ou facturé à part |
| Autonomie l’année suivante | Le service refait seul, la méthode reste dans le compte | La mission se reconduit, la compétence reste chez le prestataire |
| Connaissance du terrain | Aucune, le moteur ne se déplace pas sur le réseau | Réelle, avec visite d’ouvrages et regard d’exploitant |
| Recherche de fuite sur le terrain | Non fournie, l’alerte indique le secteur et le volume en écart | Possible, avec mesures de nuit et sectorisation |
| Préparation de l’observatoire | Fichier structuré aux libellés du questionnaire, remis au service | Selon le contenu de la mission, à vérifier avant de signer |
Ce qu’un appui extérieur apporte que nous n’apportons pas
Un bureau d’études se déplace, ouvre un regard, écoute une conduite la nuit et lit un plan de recolement avec l’œil de quelqu’un qui en a vu deux cents. Il pose un diagnostic sur l’état du réseau, dimensionne une sectorisation, construit un schéma directeur, chiffre un programme de renouvellement. Rien de tout cela ne sort d’un moteur de calcul, et nous n’avons jamais prétendu le contraire. Ce sont deux métiers différents, qui se complètent bien plus qu’ils ne se remplacent.
Pour un premier rapport annuel, l’appui extérieur est aussi le plus court chemin. Un service qui n’a jamais produit le document, dont le linéaire est incertain et dont les conventions de vente en gros n’ont pas été relues depuis dix ans a intérêt à faire venir quelqu’un qui saura par où commencer. La question du calcul en interne se pose utilement à partir du deuxième exercice, quand les bases de caractérisation du service sont posées.
La différence tient au moment où l’écart devient visible
Une mission annuelle intervient sur des données closes. Aussi rigoureux soit le prestataire, il travaille sur douze mois écoulés et ne peut pas signaler en avril un écart né en mars, tout simplement parce qu’il n’est pas dans le fichier ce mois là. Le suivi mensuel des volumes ne relève pas de la même logique : il ne produit pas un livrable, il produit un rendez vous, et c’est ce rendez vous qui transforme le calcul réglementaire en outil de détection.
La conséquence se mesure en volume. Une fuite continue repérée au bilan du mois suivant coûte quelques centaines de mètres cubes. La même fuite repérée au bouclage annuel se compte en milliers. Le prestataire vous dira très bien, en juin, que le rendement a chuté et que le seuil n’est plus tenu. Il ne pourra pas vous dire que quelque chose bougeait déjà au relevé de mars, parce que ce relevé n’avait alors été comparé à rien.
Qui garde la méthode quand la mission se termine
Le vrai coût d’un appui exclusivement externe n’est pas sa facture, c’est la dépendance qu’il installe. Trois ans plus tard, personne au service ne sait plus quel linéaire a été retenu, si les volumes de service ont été intégrés au consommé autorisé, ni pourquoi l’indice de connaissance patrimoniale est resté à la même valeur. Chaque question rouvre une demande auprès du prestataire, et la réponse arrive quand son planning le permet, rarement la veille de la séance où elle serait utile.
Avec le calcul tenu en interne, la méthode reste dans le compte du service : les formules sont affichées, les valeurs sources sont liées à leurs relevés, l’historique des exercices ne dépend d’aucun contrat. Cela ne dispense pas de faire venir un spécialiste pour un diagnostic ou une sectorisation. Cela évite simplement de payer chaque année pour reconstituer une connaissance que le service pourrait détenir en propre depuis le premier relevé.
Quand l’alternative reste le bon choix
Faites appel à un appui extérieur si vous produisez votre premier rapport annuel, si votre linéaire et vos conventions de vente en gros n’ont jamais été fiabilisés, ou si aucun agent n’est en mesure de consacrer quelques minutes par mois à la saisie. Faites le aussi, sans hésiter, pour tout ce qui suppose du terrain : diagnostic de réseau, sectorisation, recherche de fuite nocturne, schéma directeur. Un moteur de calcul ne remplace ni un exploitant ni un hydraulicien.
Le verdict
Ces deux approches ne s’excluent pas, elles ne répondent pas à la même question. L’appui extérieur apporte le regard de terrain et le démarrage. Le calcul tenu en interne apporte la fréquence, la traçabilité et l’autonomie. Le partage qui fonctionne le mieux dans les services que nous suivons : le suivi mensuel et le rapport en régie, l’expertise externe appelée sur le diagnostic et sur le plan d’actions quand il devient obligatoire.
Questions frequentes
- Notre assistance technique départementale nous accompagne déjà, cela fait il double emploi ?
- Non. La console territoire est justement prévue pour eux : en lecture seule et sur autorisation de la collectivité, elle leur ouvre l’avancement des rapports, les rendements de l’exercice en cours et les alertes ouvertes. Elle est comprise dans la formule Syndicat et double compétence, sans coût pour le service départemental.
- Pouvons nous garder notre prestataire pour le plan d’actions ?
- Bien sûr, et c’est souvent le bon choix. Le moteur vous dit que le seuil n’est pas tenu, à quelle échéance le plan devient exigible et ce que représente la majoration de redevance. Construire le plan lui même, hiérarchiser les tronçons et chiffrer les travaux reste un travail d’ingénierie de terrain.
- Qui répond si l’agence de l’eau conteste un indicateur ?
- Le service, avec la note de calcul. Elle contient la formule appliquée, le linéaire retenu, les volumes de chaque poste et les relevés d’origine avec leur date de saisie. Un technicien nous a décrit une discussion ramenée de tout un après midi à dix minutes, simplement parce que la page était prête.
Rendeau ou un appui extérieur pour le rapport annuel
Ces deux approches ne s’excluent pas, elles ne répondent pas à la même question. L’appui extérieur apporte le regard de terrain et le démarrage. Le calcul tenu en interne apporte la fréquence, la traçabilité et l’autonomie. Le partage qui fonctionne le mieux dans les services que nous suivons : le suivi mensuel et le rapport en régie, l’expertise externe appelée sur le diagnostic et sur le plan d’actions quand il devient obligatoire.